
Depuis 2018, le Projet de développement des chaînes de valeur biologiques (ProCVBio), mis en œuvre par le GADD avec l’appui financier et technique de Pain Pour le Monde (PpLM), accompagne producteurs et communautés dans la transition vers l’agriculture biologique et l’agroécologie. Après deux phases déjà réalisées, la troisième phase (2024-2027) est en cours et marque une étape charnière : l’évaluation externe du ProCVBio 2 et l’évaluation à mi-parcours du ProCVBio 3.
Un processus participatif et rigoureux
L’évaluation, conduite par un consultant indépendant appuyé par l’équipe technique, s’est déroulée dans une démarche participative. Elle a mobilisé l’équipe du projet, les producteurs, les autorités locales, les OSC et les partenaires techniques. La méthodologie a combiné :
- L’analyse documentaire des rapports et outils développés,
- Des entretiens individuels et collectifs avec les bénéficiaires et parties prenantes,
- Des visites de terrain pour observer les pratiques et mesurer les effets,
- Un atelier de restitution pour partager et enrichir les résultats.
Des acquis valorisants
Les constats montrent que le ProCVBio a généré des effets tangibles :
- Des producteurs formés, accompagnés et organisés en coopératives,
- Des pratiques biologiques progressivement intégrées dans les communautés,
- Un réseau professionnel en construction autour de l’agroécologie,
- Des dispositifs de commercialisation fonctionnels après certification (boutique Etso Mbong, foires, ventes en ligne),
- Une reconnaissance croissante par les pouvoirs locaux du rôle du GADD dans le développement durable.
Des défis à relever
Malgré ces avancées, plusieurs défis persistent :
- La massification de la production biologique pour répondre à la demande,
- La visibilité et la capitalisation des acquis,
- L’implication des jeunes et des institutions publiques,
- La formalisation des partenariats avec les CTD et autres acteurs
Vers une continuité durable
L’évaluation conclut que le ProCVBio constitue un socle stratégique pour la promotion de l’agriculture biologique au Cameroun. Toutefois, la logique de projet à cycles courts limite la pérennité des acquis. Pour garantir un impact durable, il est recommandé de privilégier des partenariats pluriannuels (5 à 10 ans), capables d’assurer un suivi permanent et de soutenir les transformations socioéconomiques souhaitées.